En quatre mots et un acronyme (et pas n’importe lequel !), voici, à peu de choses près, un condensé des commentaires et feed-back glanés au gré des sessions de formation que je mène depuis maintenant plus de 5 ans  sur ce merveilleux outil qu’est le DiSC :

D…ingue, I…ncroyable, S…urprenant, C…onvaincant !

Le DiSC a ce pouvoir quasi magique de transformer notre compréhension des relations humaines, en milieu professionnel et au-delà. Nous sommes tous différents, tout le monde le sait, mais combien d’entre nous, combien de managers s’efforcent de découvrir ces différences et d’adapter leurs messages ?

J’adore le DiSC. C’est un vrai décodeur, pragmatique, facile à comprendre, aisé à appliquer et si efficace. Un vrai boosteur de performance, d’engagement, de motivation, de productivité et d’harmonie.

Mon expérience la plus parlante ? Facile ! C’est ce que j’appelle, session après session, « the DiSC live demo ». Assignez la même tâche à un groupe que vous aurez préalablement réuni par style, c’est à dire tous les D ensemble, i, S,C). Un groupe à chaque coin de la salle avec un flipchart à disposition. Positionnez-vous au centre de la salle, observez et savourez.

methode-DISC-Marston

Que se passe-t-il du côté des D ?

Vous n’avez pas fini de donner les instructions que les voilà déjà tous debout, proches du flipchart, le buste penché en avant. Ils ont un stylo en main et lancent mille et une idées avec une voix forte, ferme et affirmée. En deux temps trois mouvements, la page blanche disparaît pour laisser la place à une multitude de mots, idées, actions. Go go go, let’s do it !

Donnez-leur 10 minutes pour l’exercice, soyez certains qu’ils auront fini avant votre décompte final, pour peu qu’ils profiteront des quelques minutes restantes pour vite aller consulter un e-mail…

 

Qu’en est-il dans le coin des i ?

Ça parle, ça discute, ça rigole, ça se coupe la parole, les voix chantent, douce mélodie pleine d’énergie et d’enthousiasme. Certains seront assis sur la table, avachis sur une chaise, en un semblant d’arc de cercle qui pourrait rappeler la table ronde du café d’en face. Le i le plus énergique bondira de sa chaise pour se lancer dans la réalisation d’une œuvre pittoresque, haute en couleurs, digne d’élèves d’école primaire. Qu’importe, tant qu’il y a de l’échange, du partage et un bon moment où il est permis de laisser libre cours à son imagination. Signalez la fin de l’exercice une fois, 2 fois, il se pourrait bien que les i, absorbés dans leurs discussions pleines de vie ne vous entendent même pas.

 

Chez le S,

le climat est beaucoup plus serein. Plus posé, plus tranquille. Ils se sont mis en cercle, devant le flipchart. Et non pas autour du flipchart. Vous voyez la nuance ? Les S forment un groupe où chacun a son temps de parole, où l’écoute est une valeur primordiale. Que cherchent-ils ? Un consensus. N’apparaîtra sur le flipchart que le résultat d’une réflexion commune, démocratique, consensuelle. Le volume sonore est faible, les oreilles sont à l’affût des paroles de chacun. On pourrait presque croire qu’ils sont en train de se faire des confidences.

À quoi ressemble le coin des C,

me demanderez-vous ? A rien qui n’ait été décrit jusqu’à présent. Une fois la consigne donnée, les C restent assis à leur place, relisent les supports du cours, parcourent les pages, réfléchissent, en silence, en communion avec eux-mêmes. Attendez-vous à ce qu’ils vous posent des questions du genre « En fait, que doit-on faire exactement ? J’ai pas très bien compris. » Finalement, ils se réunissent vers le flipchart. Chacun avec un papier à la main, instructions, rapport du DiSC, leurs notes… Les yeux rivés sur leur papier, silencieux. Sur le flipchart, quelques minutes avant la fin, vous verrez peut être le mot « plan » ; oui c’est juste, il leur faut un plan pour réaliser la mission assignée. Je me rappelle encore de ce groupe qui, juste après la fin des festivités, avait vite rajouté sous le mot « plan » que le plan était d’avoir un plan.

 

Bien, me direz-vous, c’est un peu caricatural tout ça.

Vous l’aurez compris, nous ne fonctionnons pas tous de la même manière, il n’y a pas de bonne ou mauvaise façon, et c’est tant mieux. Alors soit, si je force un peu le trait (quoi que…), j’aimerais que la prise de conscience de ces différences vous aide vous aussi à reconnaître et à vous adapter à la personne en face de vous. Croyez-moi, ça marche et les changements sont impressionnants.

Laissez-vous tenter par l’expérience DiSC et vous verrez…